Les clignotants sont déjà au rouge depuis plusieurs années mais le départ à la retraite progressif des papy-boomers accentue la pénurie de personnel dans ce secteur.
Rémunération peu attrayante, emploi du temps trop prenant, manque de reconnaissance… les étudiants boudent les métiers de la santé qui offrent pourtant de belles perspectives d'emploi, tant pour le personnel médical et soignant que pour les laborantins.
Pénurie de personnel soignant
Les effets de l'augmentation du numerus clausus en médecine ne seront visibles que dans une dizaine d'années. D'ici là, trouver la relève des médecins généralistes qui prennent leur retraite s'avère particulièrement difficile, surtout en zone rurale. « Les spécialités de médecins obstétriciens, anesthésistes ou urgentistes sont également de moins en moins prisées» remarque Philippe Palacin, directeur du pôle santé du cabinet de recrutement Mercuri Urval. Pour les infirmiers et aides-soignants, la pénurie est devenue une tendance lourde. « On a surtout besoin de troupes dans les établissements liés à l'accompagnement des personnes âgées », explique Philippe Palacin.
Besoin d'expertises variées et pointues
Avec une population vieillissante donc plus consommatrice de médicaments, des innovations technologiques qui restent significatives et des entreprises qui rayonnent à l'international, un certain nombre de fonctions sont recherchées dans les laboratoires pharmaceutiques. Parmi les profils les plus demandés, on trouve les techniciens experts pour les laboratoires de contrôle ainsi que les vendeurs de matériel médical. La tendance est aussi au recrutement de profils multi-compétences. « Pour la mise sur le marché de nouveaux médicaments, on recherche des personnes à la jonction du médical et du marketing » indique Philippe Palacin. Petit bémol pour les visiteurs médicaux ainsi que pour certains métiers liés à la production de médicaments. Touchés par des licenciements, ces postes font figures d'exception dans un marché extrêmement porteur.
Fiona Collienne




