Enquête Insee décembre 2011 - Evolution de l'industrie francilienne entre 1999 et 2008
L'industrie francilienne totalise 435 100 emplois, soit 13 % des effectifs industriels de la métropole et 8 % de l'emploi régional. L'Ile-de-France reste la première région industrielle française, juste devant la région Rhône-Alpes.
Depuis 1999, les emplois de l'industrie diminuent à un rythme annuel moyen de 2,5 % contre 1,4 % dans l'ensemble des autres régions de la métropole. Cette baisse a plusieurs origines. Au cours des dernières décennies, l'industrie a procédé à des transferts d'activité, notamment de services, pour renforcer sa compétitivité. Certaines tâches (restauration, entretien, maintenance…) ont été ainsi externalisées, au profit d'un recentrage sur le coeur de métier et sur l'innovation. De plus, pour des raisons financières, notamment le prix du foncier et le coût de la main-d'oeuvre, l'industrie francilienne a fait le choix de délocaliser des sites de production en province comme à l'étranger (industrie textile dans les pays émergents). Néanmoins, la région conserve d'importants sites de production industrielle comme ceux de Renault et PSA-Peugeot Citroën à Flins et Poissy. Enfin, l'automatisation des moyens de production et le développement des nouvelles technologies ont permis d'améliorer la productivité mais au détriment des emplois.
En parallèle, au sein de l'industrie francilienne, les métiers se tertiarisent. En 1999, les métiers industriels traditionnels représentaient 42 % des emplois de l'industrie.
Une industrie qui nécessite des emplois plus qualifiés
La montée en compétence des métiers de l'industrie nécessite une élévation du niveau de diplôme. Ainsi, les Etats Généraux de l'Industrie (2010) ont établi 4 mesures pour développer l'emploi et les compétences dans les territoires. Ace titre, et dans le cadre de la mise en oeuvre du schéma régional de la formation initiale et continue, l'insertion professionnelle et la montée en compétence des emplois sont l'objet de différentes actions. L'objectif est d'anticiper les effets sur l'emploi des mutations économiques et de prévenir les risques d'inadaptation à l'emploi des actifs occupés.
Les activités d'ingénierie, moteurs de l'industrie francilienne
En 2008, les métiers de la recherche, de la conception et de l'administration sont de plus en plus présents dans l'organisation et la production de l'industrie francilienne. La région est caractérisée par la prédominance des sièges sociaux (huit établissements industriels sur dix en région sont des établissements sièges) et accueille des industries de pointe, dont les centres de recherche ou de décision de l'industrie automobile, aéronautique, aérospatiale françaises (techno-centre Renault, PSA, Snecma, Thales…) mais aussi des grands groupes pharmaceutiques (Aventis, Pfizer). Ces industries, notamment de pointe, ont recours à une main-d'oeuvre très qualifiée. De plus, ces dernières années, l'Ile-de-France voit se développer sur son territoire des pôles de compétitivité mondiaux et nationaux (ASTech, Systematic, Advancity...).
Avec 59 400 emplois en 2008 contre 44 400 en 1999, les métiers d'ingénieurs et cadres d'études ou techniques sont les plus nombreux. Ils représentent 14 % des emplois industriels franciliens en 2008, contre 8 % en 1999.




