L'Unep-les entreprises du paysage et le Groupe Agrica publient le baromètre économique semestriel du secteur du paysage. Après une année 2009 en berne, l'activité des entrepreneurs du paysage amorce sa reprise au dernier trimestre.
Un léger mieux en fin d'année
A l'image de toute l'économie française, l'activité des entrepreneurs du paysage a rencontré des difficultés importantes en 2009, jusqu'au 3e trimestre inclus. Le bilan sur l'ensemble de l'année reste négatif (-1,5%), mais la reprise est amorcée au cours de l'automne avec une hausse du chiffre d'affaires de +1,5% par rapport à la même période en 2008.
La création ainsi que l'entretien de jardins et d'espaces verts ont connu une détérioration globale de leur chiffre d'affaires en 2009, compensée par la reprise du dernier trimestre. Si au courant de l'été, la baisse apparaît un peu plus prononcée pour l'entretien que pour la création (en comparaison à la même période en 2008), en revanche l'entretien sort plus rapidement de la récession fin 2009 (+2%, vs. +1% pour la création). Bien que toujours négatives, les tendances annuelles s'établissent à -1,5% pour la création et 1% pour l'entretien, contre respectivement +2,5% et +1,5% un an auparavant.
Les commandes des particuliers globalement moins impactées par la crise
Seul le chiffre d'affaires réalisé auprès des particuliers n'a pas diminué au 3e trimestre. En fin d'année, la reprise d'activité concerne l'ensemble des clientèles, sans parvenir à contrebalancer pour autant la baisse des commandes publiques (-2,5%) et le retrait de la demande émanant des entreprises (-2%) au 3e trimestre.
L'activité engendrée par les marchés publics est la plus touchée. Comme pour le marché des entreprises, la tendance annuelle est de -2%, contre -0,5% pour le marché des particuliers.
Des embauches envers et contre tout !
Les entreprises du paysage s'avèrent toujours créatrices nettes d'emplois au cours du second semestre 2009. Plus de 4 500 salariés ont été embauchés, pour 4 000 départs sur la période.
Les chefs d'entreprises rencontrant des difficultés à embaucher sont peu nombreux (7%).
La répartition des embauches est comparable à celle du second semestre 2008 (42% de CDD et 34% de CDI). Les contrats d'apprentissage sont de plus en plus fréquents : ils représentent près d'1 embauche sur 4 (vs. 1 sur 5 en 2008).
Encore prudents quant aux perspectives pour 2010, le pourcentage de professionnels envisageant d'embaucher au cours des 6 prochains mois reste stable autour de 20%, vs. 40% à fin 2007.
Timide optimisme pour les entrepreneurs
Lourdement impactées par la crise financière et ses conséquences sur la consommation et les investissements, les entreprises du paysage ont repris quelques couleurs fin 2009.
L'élan amorcé devrait continuer, tout en restant modéré puisque les carnets de commande remontent légèrement par rapport à fin 2008. Même si leur niveau demeure inférieur au plus haut observé en 2007, les prises d'ordres se maintiennent (en moyenne 119 jours, contre 115 en 2008).
Les perspectives d'activité sont cependant très différentes selon la taille des entreprises. Ainsi, l'activité réalisée auprès des particuliers devrait être porteuse au cours des mois à venir pour les plus petites entités alors que les plus grandes structures comptent essentiellement sur une embellie de la commande publique.
Face à ces premiers sursauts de reprise, les entrepreneurs se montrent globalement plus optimistes qu'en 2008 (55% vs. 47%), en ce qui concerne l'évolution de leur activité au cours de la première moitié de 2010. Les deux préoccupations majeures des chefs d'entreprises restent les charges sociales et fiscales (47%) ainsi que les carnets de commandes (44%). Ils sont également vigilants quant leur situation financière, en particulier sur les questions de trésorerie.
* Enquête réalisée par l'institut I+C pour le compte de l'Unep et du Groupe Agrica en janvier 2010 auprès de 350 paysagistes à raison de 100 entreprises de 5 salariés et moins - 150 entreprises de 6 à 19 salariés - 100 entreprises de plus de 20 salariés. Les informations obtenues ont systématiquement fait l'objet des repondérations adéquates sur la base des résultats établis par l'étude structurelle.




