Newsletter Jobtech
Inscrivez-vous à la newsletter

Les filières scientifiques et techniques, moteur de la croissance de l'emploi pour les femmes

Etude Mutationnelles 2013

Sans-titre-1Dans un contexte général de crise, les filières scientifiques et techniques résistent bien et créent plus d'emplois que les années précédentes. Alors que le marché de l'emploi perd 2% entre 2008 et 2012 en Europe, les créations d'emplois dans les sciences et technologies ont progressé de 6%.

Durant cette période, l'augmentation a été plus élevée en France (+10%), grâce à la tertiarisation de l'économie, et a été particulièrement forte pour les femmes (+8,5%). Claudine Schmuck, auteure de l'étude MutationnellesTM, constate: « L'orientation vers les sciences et technologie renforce l'employabilité des femmes sur le marché du travail, comme en atteste le faible taux de chômage des diplômées dans ces secteurs, trois fois inférieur à la moyenne nationale».

La proportion de filles dans les études scientifiques et techniques augmente à nouveau

En 2013, le déclin du nombre de jeunes filles qui s'orientent vers les études scientifiques et techniques est stoppé. Sur les trois dernières années, le nombre d'élèves et d'étudiantes dans les filières scientifiques et techniques augmente de 2,5%.

Pourtant, leurs choix d'orientation sont de plus en plus stéréotypés et pénalisants

Malgré ces chiffres encourageants, les femmes restent minoritaires dans les formations scientifiques et techniques (34%), et s'orientent de plus en plus vers des métiers «stéréotypés» (considérés comme plus féminins). Dès le secondaire et les seconds cycles professionnels, les jeunes filles représentent moins de 10% des spécialisations techniques (mécanique, électricité, informatique), et cela se confirme au niveau des BTS et en apprentissage.

Même lorsqu'elles choisissent une filière scientifique ou technique, les femmes ne s'orientent que minoritairement vers les secteurs réellement porteurs. Ces choix s'avèrent pénalisants à la fois au regard de leur employabilité et au niveau des écarts de rémunération. Par exemple, l'agronomie et la chimie continuent à attirer les femmes (elles représentent près de la moitié des effectifs de jeunes diplômés) bien que ces secteurs connaissent un taux de chômage de 8% et que ces secteurs sont ceux où les écarts de salaires hommes/femmes sont les plus élevés en 2013, dépassant 50%. Dans le secteur des télécommunications, l'égalité des salaires est établie.

L'année 2013 marque le renforcement des politiques en faveur de l'égalité professionnelle

Des écarts non négligeables s'observent encore aujourd'hui en ce qui concerne la proportion de femmes et d'hommes qui exercent des responsabilités hiérarchiques ou budgétaires. Chez les ingénieurs, 36% des femmes exercent une fonction d'encadrement, contre 53% des hommes. Mais les données 2013 montrent des signes encourageants en ce qui concerne la mise en place de politiques en faveur de l'égalité femmes/hommes dans les entreprises:

  • - évolution des méthodes de recrutement et de promotion interne en faveur des femmes, avec désormais des objectifs quantitatifs précis
  • - l'équilibre vie privée/vie professionnelle fait l'objet de dispositifs afin de faire diminuer la proportion des femmes qui ont recours au temps partiel
  • - avec la mise en place d'horaires flexibles, le télétravail gagne en importance: 25% des femmes et 35% des hommes le pratiquent régulièrement.

Bruno Mettling, Directeur des Ressources Humaines d'Orange, a déclaré: «Chez Orange, nous sommes convaincus que l'enjeu de l'égalité professionnelle est un enjeu de performance durable pour l'entreprise. Nous travaillons sur l'accès des femmes à des postes de responsabilités dans le groupe, mais nous sommes également très vigilants quant à la formation de nouveaux talents féminins dans les domaines scientifiques et techniques: l'étude MutationnellesTM est essentielle car elle permet de suivre cette évolution.»


Copyright © StepStone GmbH 1996 - 2017