Métiers techniques : sont-ils accessibles aux personnes en situation de handicap ?

Depuis le 11 février 2005, les entreprises de plus de 20 salariés sont obligées, par la loi, d'employer des personnes handicapées dans une proportion de 6 % de leur effectif salarié. Les employeurs respectent-ils cette exigence dans les métiers techniques, tels qu'ouvrier, technicien ou ingénieur ?


Le taux d'emploi des personnes handicapées dans les établissements de plus de 20 salariés est plus élevé dans l'industrie (3,4 %) que dans le commerce (1,8 %), selon une enquête de l'AGEFIPH du 30 janvier 2009. Pour autant, sur le terrain, tous les métiers ne sont pas accessibles à tous les types de handicaps. Didider Cenreaud, président de l'agence d'emploi Altitude Technique, témoigne : « le mot handicap est large. Par exemple, nous ne pouvons pas accueillir de personne à mobilité réduite, car nous avons essentiellement besoin de personnel pour des métiers exigeants physiquement, tels que fraiseurs, chaudronniers, etc. Or ces métiers ne sont pas adaptés à des handicaps physiques lourds. En revanche, nous employons des personnes sous COTOREP, avec des handicaps tels que la surdité ou la mal voyance », explique t-il.

Du côté des ingénieurs


Chez les ingénieurs et les chercheurs, l'intégration se fait plus facilement. Les métiers sont souvent plus accessibles à tous types de handicap, même en mobilité réduite. Des écoles d'ingénieur (l'INSA Rennes ou AgroParisTech par exemple) se sont organisées pour permettre l'accueil des étudiants handicapés. Le CNRS se veut exemplaire. En effet, le Centre National de la Recherche Scientifique vient d'ouvrir une campagne de recrutement et propose pas moins de 56 postes pour des personnes en situation de handicap. Des postes aussi bien dans la recherche que dans des fonctions techniques.

Arnaud Brasseur


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